Nos Activités 2024

ANNEE 2024

En 2024, l’ONG APDD a conduit le projet « Leadership Féminin du style Art Déco » pour former 20 jeunes filles-mères vulnérables d’Abomey-Calavi aux arts décoratifs, aux arts plastiques et numériques. Ce projet a valorisé les filles-mères, promu un leadership féminin et réduit les inégalités de genre. Parallèlement, APDD a soutenu plus de 400 écoliers vulnérables à Yêvié et Zinvié Centre avec des fournitures scolaires, et a aidé les sinistrés d’Ahomey-Lokpo à reconstruire leurs logements. Le projet EcoTomate à Wawata a initié l’agriculture biologique avec irrigation automatisée, formant les femmes et renforçant leur autonomie économique. Ces initiatives illustrent l’engagement d’APDD pour l’insertion sociale, l’éducation et le développement durable.

PROJET LFAD

Leadership Féminin du style Art Déco’’ (LFAD)

Le projet « Leadership Féminin du style Art Déco » a été conçu pour former et réinsérer socioéconomiquement 20 jeunes filles-mères vulnérables âgées de 16 à 25 ans, issues de la commune d’Abomey-Calavi et de ses environs. Ciblant un public particulièrement marginalisé, souvent en rupture scolaire, sans soutien familial ni accès à des opportunités professionnelles, ce projet a offert un cadre structurant, bienveillant et professionnalisant à des jeunes femmes en quête de stabilité et d’autonomie. Débuté en décembre 2023 avec un appel à candidatures, le projet a sélectionné 25 jeunes filles-mères au lieu des 20 initialement prévues. Officiellement lancé le 9 février 2024 en présence des autorités locales et des partenaires techniques et financiers, le programme s’est articulé autour d’une formation intensive de 12 mois, alliant théorie et pratique dans les domaines des arts décoratifs (plâtrerie, staff, stuc, revêtements muraux et sols, peinture décorative) et des arts plastiques et numériques (dessin à main levée, graphisme, photographie, initiation au marketing digital). Le dessin, en particulier, a occupé une place centrale dans la formation, tant comme compétence artistique que comme outil technique de conception en décoration intérieure. Les participantes ont appris à représenter des perspectives, à concevoir des croquis de projets décoratifs et à développer leur propre style visuel, renforçant ainsi leur capacité à proposer des prestations sur mesure. 

Cette approche multidisciplinaire a permis aux participantes de développer des compétences techniques solides, mais aussi des compétences transversales telles que la rigueur, la créativité, la gestion du temps, la communication professionnelle et l’estime de soi.

Afin de renforcer leur insertion professionnelle, les jeunes femmes ont effectué un stage de quatre mois, de janvier à avril 2025, auprès d’artisans et d’entreprises locales. Cette immersion sur des chantiers réels a consolidé leurs savoir-faire et facilité leur intégration dans le tissu économique local. L’implication de professionnels du secteur a permis non seulement un apprentissage de qualité, mais aussi la création de liens durables entre les apprenantes et leur environnement socio-économique.

Aujourd’hui, le projet est entré dans sa phase de suivi post-formation, qui vise à accompagner durablement l’autonomisation des bénéficiaires. Un dispositif d’encadrement personnalisé a été mis en place : visites régulières sur les lieux d’activité, accompagnement technique, soutien à la gestion d’entreprise, accès à un réseau de mentorat, et aide à la recherche de débouchés. Ce suivi garantit non seulement un accompagnement dans la durée, mais aussi une plus grande résilience des projets entrepreneuriaux portés par ces jeunes femmes.

Les premiers résultats sont très prometteurs : plusieurs bénéficiaires ont commencé à proposer leurs services au sein de leur communauté — aménagement de petits espaces commerciaux, décoration intérieure de domiciles, réalisation de fresques murales, prestations photographiques pour événements, dessins personnalisés pour projets de décoration ou de communication visuelle, etc. Ce dynamisme traduit leur capacité à s’autonomiser économiquement, à regagner confiance en elles, et à se faire une place dans des secteurs traditionnellement masculins.

Au-delà de l’insertion individuelle, ce projet a eu des effets multiplicateurs à l’échelle communautaire. Il a contribué à la revalorisation de l’image sociale des filles-mères, souvent stigmatisées, en démontrant qu’elles peuvent être des actrices du changement et des modèles de réussite. Il a également participé à la réduction des inégalités de genre en promouvant un leadership féminin fort dans les métiers techniques et créatifs perçus comme masculins.

Le 23 mai 2025, une cérémonie officielle de remise de diplômes et de kits d’installation, placée sous le parrainage du Maire de la commune d’Abomey-Calavi, Monsieur AHOAUNDJINOU Evariste Angelo, est venue couronner le parcours de formation des jeunes lauréates du projet. À cette occasion, 21 jeunes filles-mères ont reçu leur

parchemin en reconnaissance de leur assiduité et de leur réussite, marquant l’aboutissement d’un chemin de transformation personnelle et professionnelle.

Chaque bénéficiaire s’est également vue remettre un kit professionnel de démarrage, adapté à sa spécialité, comprenant notamment du matériel de dessin, de décoration et d’aménagement, afin de faciliter le lancement de sa microentreprise et de favoriser son insertion durable dans le tissu économique local.

Cette cérémonie solennelle a rassemblé plusieurs personnalités de marque, dont Monsieur AHOMADEGBE Amour Mathias, Directeur Départemental de l’Enseignement Secondaire, Technique et de la Formation Professionnelle de l’Atlantique, ainsi que Madame Marie-Paule THERY, représentante de l’association française AGIRabcd, témoignant du soutien institutionnel et international à cette initiative.

Au-delà de la dimension protocolaire, cette remise a constitué un moment fort de reconnaissance publique, valorisant l’engagement, la persévérance et la transformation des jeunes filles-mères désormais prêtes à s’affirmer comme entrepreneures autonomes et actrices du changement au sein de leurs communautés

Grâce à l’appui de l’Organisation Internationale de la Francophonie, principal bailleur avec un financement à hauteur de 79 % via le fonds « La Francophonie avec Elles », ce projet s’est concrétisé dans un esprit de solidarité, d’innovation sociale et de développement durable. Il s’inscrit dans une dynamique plus large de lutte contre la pauvreté, de promotion de l’entrepreneuriat féminin et de valorisation des talents locaux.

En somme, « Leadership Féminin du style Art Déco » va bien au-delà d’un simple programme de formation. Il s’agit d’une initiative de transformation sociale, économique et culturelle, qui place au cœur du développement local la dignité, le potentiel et la créativité des jeunes filles-mères. En intégrant des outils d’expression comme le dessin, considéré ici comme un langage universel de conception et d’émancipation, le projet ouvre de nouvelles perspectives à des femmes souvent marginalisées, en leur offrant les moyens de se révéler pleinement.

PROJET D'APPUI A L'EDUCATION SCOLAIRE

Projet d’appui à l’éducation scolaire des enfants démunis de Yêvié et de Zinvié centre

Dans le cadre de la contribution aux Objectifs de Développement Durable (ODD), le 20 décembre 2024, avec le soutien de l’Association SORRIDI KONOU KONOU Africa ONLUS (Italie), l’ONG Amicale Pour le Développement Durable et Récupération Amour Collaboration (RAC), ont offert des dons essentiels aux enfants vulnérables des écoles primaires publiques de Yêvié et Zinvié Centre, dans l’arrondissement de Zinvié, commune d’Abomey-Calavi. Ces dons comprenaient des tenues kaki, des vêtements, des livres, des cahiers et d’autres fournitures scolaires, visant à améliorer les conditions d’apprentissage et à réduire l’échec scolaire, en particulier pour les enfants issus de familles démunies. Cette action a permis de soutenir plus de 400 écoliers, renforçant ainsi leur accès à une éducation de qualité et leur offrant des opportunités pour un avenir meilleur. Cette initiative s’inscrit dans une démarche globale de lutte contre les inégalités éducatives et de promotion du bien-être des enfants les plus vulnérables.

PROJET D'APPUIE

Appui aux sinistrés d’Ahomey-Lokpo

À la suite de l’incendie dévastateur du 27 février 2023 qui a frappé la communauté d’Ahomey-Lokpo, l’Association SORRIDI KONOU KONOU AFRICA ONLUS, en collaboration avec les ONG RAC et APDD, a immédiatement apporté une aide d’urgence aux sinistrés. Cette assistance initiale a inclus la distribution de vivres et de pagnes pour répondre aux besoins essentiels des populations affectées. Le 03 mai 2023, une délégation composée de représentants de l’association SORRIDI KONOU KONOU AFRICA ONLUS, de RAC et de APDD s’est rendue sur place pour discuter avec le comité de la mairie de Sô-Ava des étapes de reconstruction. Suite à ces échanges, l’association a financé la construction de trois bâtiments pour reloger les sinistrés, marquant une étape cruciale dans la reconstruction et le soutien à la communauté touchée.

PROJET ECO TOMATE

Le projet EcoTomate

Le projet EcoTomate a pour objectif de promouvoir une agriculture durable à Wawata, au Bénin, en introduisant un système d’arrosage automatique intelligent sur 5 hectares dédiés à la culture biologique de la tomate. Ce projet vise à accroître la productivité tout en réduisant la pénibilité du travail des femmes agricultrices de Wawata. Il encourage l’adoption des pratiques agricoles biologiques respectueuses de l’environnement. En offrant des formations sur les techniques modernes et la gestion durable des terres, EcoTomate renforce les compétences des femmes et contribue à leur autonomisation économique. Inscrit dans une démarche d’économie circulaire, le projet valorise les ressources locales et promeut une agriculture résiliente et durable pour renforcer la sécurité alimentaire dans la région.  Réalisation

Phase pilote : un premier succès malgré les défis

Le projet EcoTomate a été testé avec succès à Wawata sur une parcelle d’un 1/2 hectare, grâce à l’appui technique de l’ONG APDD. Vingt-cinq agricultrices ont été formées à la culture biologique de la tomate, sans recours aux intrants chimiques et avec un système d’arrosage manuel. Bien que cette méthode exigeante (plus de 5 heures de travail quotidien) ait représenté un défi, la récolte a démontré la faisabilité d’une agriculture écologique adaptée au contexte local. Cette étape a permis d’initier les participantes à l’agroécologie tout en révélant la nécessité d’un appui technologique pour pérenniser le modèle.

Passage à l’échelle : innovation et autonomisation

Fort de ces enseignements, EcoTomate entre dans une phase d’expansion, intégrant un système d’irrigation solaire automatisé. Cette avancée technique permettra :

  • De soulager la charge de travail des femmes, libérant du temps pour d’autres activités ;
  • D’accroître les rendementsgrâce à un arrosage optimisé ;
  • De préserver la ressource en eau, cruciale dans la région ;
  • De renforcer les compétencesvia des formations en agriculture durable ;
  • De consolider l’autonomie économiquepar la commercialisation collective.

 Pour assurer la réussite de cette phase d’expansion, le projet doit désormais mobiliser des financements supplémentaires. Plusieurs pistes sont à explorer : partenariats avec des institutions de coopération internationale, réponse à des appels à projets dédiés à l’agriculture durable, mécénat d’entreprises engagées dans la RSE, ou encore financement participatif. Une analyse approfondie des coûts (système d’irrigation solaire, formations, etc.) est en cours pour cibler les sources de financement les plus adaptées et garantir la pérennité économique du projet. La recherche active de ces soutiens financiers constitue ainsi la prochaine étape décisive pour concrétiser les ambitions d’EcoTomate.

Le projet EcoTomate a pour objectif de promouvoir une agriculture durable à Wawata, au Bénin, en introduisant un système d’arrosage automatique intelligent sur 5 hectares dédiés à la culture biologique de la tomate. Ce projet vise à accroître la productivité tout en réduisant la pénibilité du travail des femmes agricultrices de Wawata. Il encourage l’adoption des pratiques agricoles biologiques respectueuses de l’environnement. En offrant des formations sur les techniques modernes et la gestion durable des terres, EcoTomate renforce les compétences des femmes et contribue à leur autonomisation économique. Inscrit dans une démarche d’économie circulaire, le projet valorise les ressources locales et promeut une agriculture résiliente et durable pour renforcer la sécurité alimentaire dans la région.  

Réalisation

Phase pilote : un premier succès malgré les défis

Le projet EcoTomate a été testé avec succès à Wawata sur une parcelle d’un 1/2 hectare, grâce à l’appui technique de l’ONG APDD. Vingt-cinq agricultrices ont été formées à la culture biologique de la tomate, sans recours aux intrants chimiques et avec un système d’arrosage manuel. Bien que cette méthode exigeante (plus de 5 heures de travail quotidien) ait représenté un défi, la récolte a démontré la faisabilité d’une agriculture écologique adaptée au contexte local. Cette étape a permis d’initier les participantes à l’agroécologie tout en révélant la nécessité d’un appui technologique pour pérenniser le modèle.

Passage à l’échelle : innovation et autonomisation

Fort de ces enseignements, EcoTomate entre dans une phase d’expansion, intégrant un système d’irrigation solaire automatisé. Cette avancée technique permettra :

  • De soulager la charge de travail des femmes, libérant du temps pour d’autres activités ;
  • D’accroître les rendementsgrâce à un arrosage optimisé ;
  • De préserver la ressource en eau, cruciale dans la région ;
  • De renforcer les compétencesvia des formations en agriculture durable ;
  • De consolider l’autonomie économiquepar la commercialisation collective.

 Pour assurer la réussite de cette phase d’expansion, le projet doit désormais mobiliser des financements supplémentaires. Plusieurs pistes sont à explorer : partenariats avec des institutions de coopération internationale, réponse à des appels à projets dédiés à l’agriculture durable, mécénat d’entreprises engagées dans la RSE, ou encore financement participatif. Une analyse approfondie des coûts (système d’irrigation solaire, formations, etc.) est en cours pour cibler les sources de financement les plus adaptées et garantir la pérennité économique du projet. La recherche active de ces soutiens financiers constitue ainsi la prochaine étape décisive pour concrétiser les ambitions d’EcoTomate.

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